Les « CINQUE TERRE »

      « Promenades dans le Parc des Cinque Terre »

C’est le nom d’un ensemble de cinq villages, constitués en un parc naturel, situé au nord de LA SPEZIA, en Italie. Le site est classé « Patrimoine de l’Humanité« .
Il y a quelques années, Georges PERNOUD, dans son émission THALASSA, nous avait présenté ces villages, accrochés à leur rocher, perchés au dessus de  la mer Ligure, et envahis de vignes cultivées en terrasses. Nous n’avons pas été déçus! La réalité était fidèle à l’image que nous en avions conservée, avec en prime la troisième dimension: la hauteur de la route principale, les étroites routes d’accès qui semblaient plonger directement dans la mer, les escaliers sans fin et les pierres plates qui pavaient les chemins, les maisons multicolores, les petites jetées destinées à protéger ces « petites flaques » d’eau qui tenaient lieu de ports, les montagnes qui surplombent tout.
En fait ce que nous connaissions sur ces cinq villages tenait en peu de mots: ils étaient tous reliés, un à un, entre eux, par des chemins côtiers, et ils étaient accessibles par route et par chemin de fer. Tous pouvaient être desservis par bateau, sauf un. Et c’est celui-là que nous avions choisi pour nous loger.
Les cinq villages sont, du Sud vers le Nord : RIOMAGGIORE, MANAROLA, CORNIGLIA, VERNAZZA, et MONTEROSSO al Mare.
En fait, il y a un sixième village, mais il ne fait pas partie du Parc des CINQUE TERRE, alors qu’il est leur premier voisin au Sud, et qu’il fait partie du système des dessertes en bateau. Mais il ne leur est pas connecté par le chemin de fer, ni par un sentier côtier. C’est PORTOVENERE, le gardien de la rade de LA SPEZIA . Dès l’instant où nous avons quitté la route principale venant de LA SPEZIA, nous avons été surpris par l’importance des travaux de réparation des abords  et de protection contre les éboulements.

CornigliaNous sommes arrivés à CORNIGLIA en fin de matinée, sur la seule place du village accessible aux véhicules à moteur et, naturellement, c’était jour de marché. Après quelques palabres avec la police locale, beaucoup de contorsions pour se faufiler entre les camionnettes, et avec l’aide de notre logeuse, nous avons pu nous glisser vers notre parking : un pré.
Notre projet comportait uniquement des déplacements en trains, bateau, ou à pied. Mais notre logeuse nous informa de ce que, officiellement, tous les sentiers côtiers étaient fermés, sauf un. Naturellement ceux partants de CORNIGLIA étaient fermés.

Vers RIOMAGGIORE

Alors, il nous faut bien nous adapter. Nous choisissons de nous rendre à RIOMAGGIORE en train.

Machine sur crémaillère
Machine sur crémaillère

En descendant vers la gare, nous avons examiné ces machines sur crémaillères, destinées à permettre les déplacements de terrasse en terrasse tout le long des coteaux plantés de vignes. Après quelques longues minutes d’attente sur le quai, et quatre ou cinq de trajet, nous arrivons à la station de RIOMAGGIORE. Mais, pour atteindre le village, il nous faut emprunter un long tunnel  taillé dans le roc. Nous débouchons dans la rue principale bondée de touristes, et nous n’avons pas réussi

RIOMAGGIORE
RIOMAGGIORE

à trouver l’accès à la mer. Nous remontons la rue, et explorons plusieurs escaliers, pour aboutir aux pieds du château. Nous apercevons le début du sentier, « le chemin de l’Amour« , vers MANAROLA et CORNIGLIA. Il parait si beau, si plat, mais il est effectivement bien et fortement fermé.
De l’autre côté, vers le sud, un bateau s’ approche très près des rochers. Il nous est en partie caché par une falaise. En redescendant par le petit bout « citadin » du Chemin de l’Amour, nous revenons à notre point de départ, et découvrons les escaliers qui nous avaient été dissimulés par la foule. Ils conduisent à une rue qui sert aussi de plan incliné et de garage à bateaux. Les anciens du village avaient, eux aussi, inventé le stationnement à sec et à étage. Le port n’est en fait constitué, au sud, que par une petite jetée, constituée de gros blocs. Elle est construite en arc de cercle pour protéger le plan incliné. Au nord , l’abri marin est à peu près fermé par une arrête rocheuse. En nous faufilant par la gauche, le long des maisons, nous arrivons au « débarcadère » du village. C’est une plateforme bétonnée, en dehors de l’abri portuaire, et qui donne directement sur la mer.

Débarquement à Riomaggiore
Débarquement à Riomaggiore

Les bateaux s’approchent par l’avant, s’amarrent, et lancent, depuis la proue, une passerelle posée sur la plateforme. La foule attend sur le sentier, et dans les rochers. Une bousculade au moment du débarquement ne serait pas la bienvenue. Ceux qui débarquent doivent passer à travers le « paquet » de ceux qui attendent. Il est probable que ces manœuvres doivent être très délicates , sinon impossibles, en cas de mer forte, ou de houle un peu trop importante.
Nous nous infiltrons à travers la masse humaine en attente d’un bateau, et découvrons une petite plage faite de gros galets .

Plage de Riomaggiore
Plage de Riomaggiore

Il y en a qui sont collés verticalement devant un rocher décoré d’une « figure » humaine, le tout formant une sorte de tableau de pierre. Nous revenons vers la rue principale presque vide maintenant , et visitons les boutiques. Puis nous revenons en train vers « notre » village. La longue monté depuis la gare est un bon entrainement.

 De CORNIGLIA vers  VERNAZZA et MONTEROSSO al Mar

Ce matin là, notre logeuse nous explique que les chemins vers VERNAZZA et MONTEROSSO sont praticables, et qu’ils ne sont que « administrativement » fermés. Nous pouvons passer sans crainte vers VERNAZZA. Au début du chemin, c’était un régal. Nous montions lentement , sur un chemin dont les pierres usées étaient bien ajustées, et les jolis petits ponts, dans un état remarquable. Les oliveraies étaient nettoyées. Quelque unes, en terrain pentu, avaient été sévèrement rajeunies.

Vers Vernazza
Vers Vernazza

Sur les côtés beaucoup de fleurs ; il y avait même des anémones sauvages. Puis se fut une succession d’escaliers, en montée, en descente, certains un peu trop glissants… Que de vues imprenables sur les à pic, la voie ferrée, et la mer. Un pécheur suivait la côte, en faisant de la traine. Enfin, en un peu moins de deux heures, nous aperçûmes VERNAZZA. Ce village est construit sur un promontoire rocheux qui s’avance dans la mer, vers l’ouest . Une forte jetée s’appuie dessus ; elle est dirigée vers le nord. Elle forme le port.  La passe est au nord. Il y a de nombreux

VERNAZZA
VERNAZZA

bateaux de pécheurs amarrés le long du quai construit adossé à la jetée. Le promontoire, à son extrémité ouest, est coiffé par une construction fortifiée ; une tour très fine est plantée au milieu. Il y a, du côté sud, une plage de sable gris, parsemée de  blocs de rochers noirs veinés de blanc. La partie principale du village est construite au dessus du port, en épousant la courbe de la colline. Nous devons descendre beaucoup d’escaliers pour arriver dans la rue principale. Nous allons d’abord voir la plage, en passant par un trou naturel énorme dans le promontoire. Nous explorons un peu , et revenons vers le port. Nous découvrons que dans ce village, le « trafic passagers » des bateaux de tourisme se fait aussi à l’extérieur du Port, au pied du promontoire. Nous prenons les escaliers qui nous permettent d’accéder à la forteresse, et une volontaire monte en haut de la tour, par un escalier ou il fait bon être mince. Après toute une collection de photographies et un long temps de contemplation du paysage, nous redescendons pour déjeuner. Il y avait tellement de monde que nous avons eu quelques difficultés à trouver un restaurant. Nos bonnes résolution du matin ayant fondues, nous décidons de prendre le train pour joindre le prochain village :

MONTEROSSO
MONTEROSSO

MONTEROSSO al mare. En remontant vers la gare, nous découvrons une très grande affiche qui présente des photos surprenantes. Elles montrent le village et le port de VERNAZZA envahis par des boues et des épaves de toutes sortes : planches, bateaux, voitures. Nous ne comprenions pas le pourquoi de ces photos.
La gare de MONTEROSSO est à la sortie d’un tunnel. Nous voyons à notre gauche, une plage de sable gris, et un énorme rocher les pieds dans l’eau. C’est le rocher Ferale, en souvenir d’un géomètre italien. Les immeubles semblent relativement récents. L’organisation du site ressemble à celle des stations balnéaires. Il y a même une plateforme bien occupée par des campings cars. Un peu déçus par cet aspect général, nous empruntons un tunnel pour piétons et nous dirigeons vers la vieille ville.

Place du port
Place du port

Nous arrivons sur un grand espace, entre la ville et  port. Tout de suite nous repérons l’embarcadère pour les bateaux de tourisme. Les conditions de confort nous paraissent optimales. En nous promenant dans la vieille ville, nous découvrons que nous marchons sur du béton qui recouvre un cours d’eau. Une rue parallèle, étroite, pleine de maisons à arcade, nous ramène vers le port. Nous rentrons dans une église qui est sur notre chemin, Saint Jean Baptiste. A l’intérieure nous découvrons une séries de panneaux couverts de photos montrant l’intérieur et les environs de l’église, des lieux couverts de gravats, remplis de boue et  d’épaves de toutes sortes. Et à nouveau cette date : 25 octobre 2011. Nous commençons à comprendre. A cette époque nous étions en voyage très loin de l’Italie. Mais le contraste entre ces photos et l’état actuel de l’église et de la ville est énorme. Les habitants ont fait, en dix huit mois, un travail fantastique.
Après cette découverte nous repartons vers les bateaux de tourisme pour organiser notre  excursion du lendemain.

 LA SPEZIA, PORTOVENERE, MANAROLA

Le vent s’est levé dans la nuit. La houle est forte, et les vagues se fracassent sur les rochers. Pas de promenades en bateau aujourd’hui. Le service des petits ports est fermé. Nous ne changeons pas notre programme, mais la manière de le dérouler. Nous prenons le train pour LA SPEZIA et, en ville, le bus pour PORTOVENERE. Le trajet le long de la rade est très intéressant, surtout pour un amateur de beaux bateaux ; les voiliers sont superbes, les yachts impressionnants. Les ports sont beaux et nombreux.

La Pointe de Portovenere
La Pointe de Portovenere

PORTOVENERE est construit, à l’extrémité de la rade,  sur une colline rocailleuse, et se termine par une pointe rocheuse dirigée vers l’ouest. Sur cet éperon, protégé par un mur de fortification, siège une petite église : Saint Pierre. Voulant la visiter, nous fûmes bloqués par la sortie d’un mariage. Sous le promontoire, côté nord, il y a une grotte dont une légende dit que BYRON s’en inspira. En face, couchée comme un gros chien de garde, l’île de PALMARA participe aussi à la sécurité de la rade. On peut y voir quelques maisons. Elle est accessible aux marcheurs qui voudraient en faire le tour. Au dessus des maisons alignées le long du port, une forteresse monte la garde .

PORTOVENERE
PORTOVENERE

Nous avons profité des petites rues cachées derrière les maisons du port. Elles sont vivantes et pleines de petites boutiques et de magasins d’alimentation, de souvenirs, de restaurants. Les jeunes visiteurs connaissent l’adresse.
Notre retour vers LA SPEZIA nous offrit, à nouveau, la beauté des ports et maisons des bords de la rade. Nous nous somme embarqué dans un train vers MANAROLA, notre dernier village. Dés notre arrivée, au

MANAROLA
MANAROLA

sortir d’un autre tunnel piétonnier, nous décrétâmes que ce village était le plus beau des villages avec port…Un français nous a dit qu’il appréciait particulièrement la qualité du revêtement des maisons, constitué d’après lui, de vraie chaux colorée, et non de peinture moderne imitant ce matériau.
L’accès aux bateaux nous a paru délicat, mais du fait de l’arrêt du service, nous avons dû arrêter là nos comparaisons. Dans ce village, de nombreux bateaux, des barquettes d’environ quatre mètres, sont garés au dessus du plan incliné et dans la rue principale. Ils sont posés sur des charriots à roulettes, qui sont freinées par d’astucieuses cales de bois. Notre  objectif était de retrouver le chemin de l’Amour. Il était fermé et bien surveillé, car si tentant! Tout à côté du début du sentier côtier, le cimetière, qui, comme tout ceux des CINQUE  TERRE, est un trésor d’imagination pour gagner de la place. Il est bordé d’un très joli petit parc, cultivé en terrasses. Depuis ces terrasse, alors que la lumière était devenue splendide, nous avons pu faire des photos de MANAROLA et de CORNIGLIA. En remontant la rue principale, nous avons profité de très nombreux petits jardins, pleins de fleurs et de citronniers chargés de beaux fruits mûrs.

Place Haute à Manarola
Place Haute à Manarola

En haut de cette rue, une place avec une tour carrée, une église et une chapelle. Sur la tour une plaque rappelle que ce village a donné un Pape à l’Eglise. En face de nous, sur la colline opposée, de la moitié du coteau jusqu’au sommet, est planté un chemin de croix dont tous les personnages  sont en blanc. Le lendemain, sur la route de la corniche vers LA SPEZIA, nous avons encore fait quelques photos de CORNIGLIA et de MANAROLA, et, au passage, du nid d’aigle qu’est SAN BERNARDINO.

Chemin de Croix Manarola
Chemin de Croix Manarola

Rentrés en France, nous avons fait quelques recherches sur ce fameux 25 octobre 2011. Ce jour là, il est tombé entre 200 et 500mm de pluie en très peu de temps, sur les montagnes au dessus de MONTEROSSO et de VERNAZZA, soit la quantité annuelle reçue par ces villages. Cette eau a rejoint le lit des cours d’eau, et a tout arraché sur son passage.  La boue, les arbres, les épaves de toutes sortes, arrachant tout sur leur passage, ont envahi les maisons, les magasins, les ports, la ligne ferroviaire, les sentiers du littoral. L’UNESCO avait immédiatement réagi, en promettant les moyens pour tout remettre en ordre.
Les citoyens des CINQUE  TERRE ont beaucoup et bien  travaillé. Ils demandent aux touristes de continuer à venir les voir, pour les aider à tout remettre en place.
Voilà pourquoi les sentiers sont fermés, les routes pleines de travaux, les chantiers aussi nombreux.

Yves et Hana PRIGENT

 

Géraldine

Merci vous m’avez donné envie d’aller au cinque terre.
Je voulais un endroit exotique pour mes vacances je crois que j’ai trouvé 😉
Le problème maintenant est l’hébergement mais des amis mon recommandé un endroit qui s’appel la Francesca. Un village de vacances situé dans un immense parc près de la mer à coté des cinque terre.

Je ne sais pas si vous connaissez donc si vous avez d’autre proposition je suis ouvert à tout 😉

Claude Fabre

Madame, je vous conseille de contacter directement M. Yves Prigent sur son mail (prigent.yves@free.fr)
En vous souhaitant de bonnes vacances
Le Web Master

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