Escapade Romaine – Découverte

                                       ROME

                              Trois jours en hiver

PREMIER JOUR

Voir Rome, Revoir Rome ! C’était devenu une obsession. Le 10 février, tout était arrangé ; nous passerions trois nuits à Rome, à la fin de la semaine avant celle du dimanche des Rameaux.
Le lendemain, 11 février, le Pape démissionnait. Les prix des logements ont bondit. Il n’y avait plus beaucoup de place dans les avions. Et notre logeuse nous a fait faux bond la veille du départ. En compensation, nous avons eu la chance d’obtenir une chambre à trois cents mètres de la place de Saint Pierre de Rome. Le premier matin, en face de nous, nous avons contemplé les bâtiments du musée du Vatican. Après quelques démarches auprès d’organismes attachés au Vatican, nous avons constaté que nous devions raccourcir notre programme et laisser à un autre futur séjour la visite des musées. Après avoir réussi à photographier deux gardes suisses, tout sourire pour la gentille touriste matinale, nous prenons la direction du Château Saint Ange. Dans ses jardins des hommes se déguisent en légionnaires romains, pour le plaisir des touristes, et pour survivre.
Nous traversons le Tibre sur le pont San Angelo. La vue sur la colline, rive droite, est d’un merveilleux classicisme romain.
En face de nous, la « vieille » ville. Dans une rue prise au hasard, nous découvrons la maison natale de Pie XII. Beaucoup d’immeubles ont la taille et l’apparence de palais, et de riches cours intérieures utilisées en garage pour grosses cylindrées. Tout au long du parcours, il y a des fontaines de toutes les tailles ; la plus part  possèdent non pas un bassin classique, mais une petite baignoire. Devant une église, nous ne savons pas s’il ne s’agit pas d’une soupière.
Après une petite errance, nous arrivons place de Navona. Elle a gardée sa forme de stade. Longue, étroite, elle est merveilleusement équilibrée. Tout en admirant les façades du Palais Pampril ( Ambassade du Brésil) et de Saint Agnece en Agonie, nous détaillons les trois fontaines ; Celle des Maures au sud, des quatre fleuves du Monde ( par Le Benin),  au centre,  et de Neptune au nord. Nous sortons vers le quartier de Saint Louis des français, et, dans l’église, admirons trois tableaux du Caravage. Un au moins me parait être consacré au martyre de Pierre. Nous en admirerons trois autres traitants le même sujet, dans l’église de Santa Maria del Popolo.
Nous tournons vers le Panthéon ; temple il y a deux mille ans, église depuis le VII siècle. Treize des seize colonnes du parvis sont antiques. Les portes de bronze, cloutées, épaisses d’environ un centimètre, seraient d’origine. Le dôme, souvent restauré, est une parfaite demi sphère. Le petit puits de lumière, en haut, au centre, a un diamètre de neuf mètres. Le monument protège plusieurs tombeaux ; mais  la pierre tombale de Fra Angelico est à même le sol.
En nous dirigeant vers la place des fleurs, nous découvrons une curieuse petite fontaine, où un cerf s’abreuve de l’eau qui coule de plusieurs livres.
Nous déjeunons de panini, arrosés de vin de Sicile et partons à la découverte du Palais Farnèse (Ambassade de France) dessiné par Michel Ange. Sur la place, d’immenses baignoires recueillent l’eau de chandeliers dorés. Nous apprendrons le pourquoi des baignoires lors de la visite du jardin de la villa Médicis.
Le long de notre chemin vers le Capitole, nous traversons le « ghetto juif », découvrons le portique d’Octave, qui fut aussi façade d’église, et cimetière, les colonnes du temple d’Apollo Sosiano, et le théâtre Marcello. L’avenue à notre gauche monte vers le pied de l’actuelle colline du Capitole. Nous avons, à notre choix, deux immenses escaliers à grimper : celui de l’église Santa Maria in Aracoeli, ou celui de Michel Ange.Au pied du premier, il y a des ruines datées du temps du « vrai capitole ». Mais nous choisissons le chemin de Michel Ange. Il est très agréable à emprunter. Arrivés sur la Place, nous nous précipitons vers la plateforme derrière le Palazzo Nuovo pour profiter d’une première vue d’ensemble sur le forum romain. Nous somme juste audessus de l’extrémité de la rue (impasse) du Monte Tarpeio.
Nous prenons une grande quantité de photographies.
Puis, par un ascenseur caché à l’arrière du Vittoriano et le côté de Santa Maria in Aracoeli, nous accédons au toit terrasse du Vittoriano. Et profitons d’une vue à 360°. L’air est frais, mais la lumière est belle. Maintenant, nous voulons commencer notre visite du Forum Romain, et descendons vers l’arche . Peine perdue. L’entrée est presque à côté du Colisée. Arrivés au guichet, l’entrée nous est déconseillée. Le site ferme à 17 heures ; et il en est presque 16.  L’entrée est payante,  et valable aussi pour le Colisée, pour un durée de 24 heures. Mais les deux parcours sont séparés. Nous nous promenons dans les jardins du mont Palatin, puis, à marche plus rapide, remontons la Via Sacra.
A 16 heures 45, une horde de gardiens, tout justes aimables, nous barre certaines routes et nous canalisent vers la sortie au pied du Capitole.
La lumière est splendide, douce, les pierres semblent l’absorber. Nous essayons de prendre un maximum de vues des bas reliefs de l’arc et des colonnes. Et puis, contraints et forcés, c’est la sortie par le tourniquet, bien solide, du type utilisé dans les usines et les sites secrets.

Le Château Saint Ange
Le Château Saint Ange

Alors, nous traversons l’avenue et nous engageons sur les passerelles jetées sur le forum des empereurs, dominé par la colonne Trajan. Attirés par une maison arborant le drapeau de l’Ordre des Chevaliers de Malte, nous découvrons une fresque merveilleuse.
Mais le jour commence à tomber, et retournons vers le Château Saint Ange et la place Saint Pierre.

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« Au grès des pas »

 

 

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