Le sanctuaire de Notre Dame du Faron

Louis-Valery Roussel ache- ta ce qui devint l’Hôtel de la Tour  Blanche  où convergèrent une foule  de personnalités, dont le maréchal Juin,  le général Magnan, commandant en 1944 de la 9° DIC  qui libéra Toulon  durant l’été 1944, etc..

Des promenades  de ces personnalités sur le Faron, surgit l’idée de transformer  la Tour Beaumont en musée du débarquement d’août 1944 sur  la côte méditerranéenne et  en musée de la Libération.

Lors   d’une  excursion  au sommet du Faron en 1958, le maréchal Juin, le général Ma- gnan, Louis-Valéry  Roussel et quelques autres, faisaient un footing. A travers la broussaille, leurs pas les conduisirent à une vaste  poudrière oubliée. Le  sol  était éclairé par un rayon de soleil qui s’introduisait par une œil de bœuf muni de croisillons. L’idée d’une chapelle était née.

Monsieur Pascalet, architecte, déjà en charge du projet de la Tour Beaumont, reçut mission de créer un sanctuaire à la mémoire de ceux et celles qui tombèrent pour la libération de la France, hommes et femmes, civils et militaires, hommes du rang, sous-officiers ou officiers.

Le 12 juin 1959 étaient inaugurés, le musée et le sanctuaire par le maréchal Juin lui-même, l’épouse du maréchal de Lat- tre de Tassigny, le général Magnan, l’amiral Pierre Barjot et en présence de l’évêque monseigneur Gaudel qui érigea cette nouvelle chapelle en lieu de culte.

La statue Notre Dame du Faron

Monsieur Roussel était président des Varois de Paris alors qu’une exposition des sculpteurs varois était organisée au Pa- lais Royal. Là le sculpteur hyérois  Gabriel Cotel exposait une statue en bois d’une jeune fille, tête nue, les bras esquissant un mouvement d’accueil : elle porte une robe qui tombe jusqu’aux chevilles, le corps se devine très pudiquement. Pour cette « Jeune fille » on offrit beaucoup à Monsieur Cotel qui ne voulut pas s’en séparer. Il finit par confier la statue à Mon-sieur Roussel qui l’installa dans son bureau parisien.

Alors que la statue ne lui appartenait pas, un malheureux concours de circonstances lui fit offrir la « Jeune fille » à madame Ickx, de Bruxelles.

A l’occasion d’une visite d’un groupe sur le Faron, Jacky, le fils de madame Ickx, faisait partie des promeneurs. Parvenu au sanctuaire, monsieur  Roussel confia sa déception de n’avoir pas trouvé la statue de la Vierge qu’il aurait voulue. Une idée saisit Jacky Ickx qui contacta sa mère. La « Jeune fille » fut envoyée au Faron…auréolée de cuivre…

Notre Dame du Faron était née. Le sculpteur Cotel fut enchanté d’apprendre le sort final de sa « Jeune fille » !

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