Le « Petit Jésus » de Prague

Découverte !

Texte Jésus Prague

Petit Jésus de PragueLorsque sous la pression des circonstances il me fallut songer à prendre ma retraite, j’ai eu la chance de pouvoir me réinstaller dans la région de mon enfance. Lors des premiers mois de ce retour, je furetais un jour dans l’église de Solliès -Ville.
J’y découvrais le retable, les orgues fraichement restaurées, l’autel offert par la reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, alors en pèlerinage dans le sud de la France; en remerciement de la naissance de Louis XVI. Soudain, en face de moi, j’ai vu, posée sur une colonne en pierre, une statuette de cire, représentant un très jeune enfant,
habillée d’un vêtement en tulle blanc. Une simple inscription : « Le Petit Jésus de Prague ». Alors, allant sur Internet, j’y trouvais plusieurs sites qui racontent l’histoire de cette statuette d’origine espagnole. L’un d’entre eux dit :
« Pour comprendre l’histoire du Petit Jésus de Prague, il nous faut remonter jusqu’à l’Espagne du 16e siècle, l’Espagne au sommet de sa splendeur, libérée des occupants arabes, ruisselante sous l’or du Nouveau Monde, l’Espagne qui
prend l’habitude d’honorer le Fils de Dieu, non plus comme un nouveau-né pauvre et nu, couché dans la crèche (1), mais comme un enfant debout, richement vêtu, portant le monde dans la main gauche et bénissant de la main droite« .
Et puis la vie à repris son court.
Comme les moines de Prague, j’ai négligé la statuette, oublié son histoire, tout en essayant de mener à biens quelques projets. Et pourtant, j’aurais dû découvrir la statuette bien longtemps avant de redécouvrir SOLLIES -Ville.
Du temps où je travaillais à Prague, mon épouse m’a fait découvrir beaucoup
de choses dans la ville et ses environs. J’admets que je n’ai pas visité toutes les églises de la ville, sauf celles attachées aux bâtiments les plus connus. Par quelle erreur n’avons-nous pas trouvé le chemin de l’église de Notre Dame
des Victoires, alors que nous allions si souvent nous promener à pied du «Petit Côté»?
Nous avons quitté Prague en ignorant l’existence de la statuette et des pouvoirs qui Lui sont attribués. Et arrivant à Madrid, j’ai repris la suite des activités menées à Prague. Mais il semble que certains faits soient têtus.
A la fin de ce mois de septembre 2012, nous faisions un petit
tour à Porto, au Portugal. Avec l’aide d’un livre, dit « guide touristique », nous avons visité tout ce que nous avons pu dans et autour de la ville, remontant même le Douro jusqu’à Pinhäo, village d’origine des vins de Porto..
La tour de l’église « dos CLERIGOS » nous attirait. Sa visite coûtait quelques euros. Puis Il suffisait de monter 197 marches (75,60 mètres) pour profiter d’un formidable panorama, allant jusqu’au Douro, le fleuve par le quel « Le Vin » arrive en ville.
Revenus au pied de la tour, un homme de mon âge, qui aidait les touristes à
leur arrivée, tout en surveillant un peu son petit monde, nous a engagé à visiter l’église elle-même, en insistant : c’était gratuit.
Par un couloir, nous sommes entrés dans une église baroque, avec un maître autel de style rocaille, enchâssant des reliques et, de chaque côté, une chapelle.
A droite des Saints dont je ne me rappelle rien.
Mais en nous approchant de la chapelle de gauche, nous avons découvert, sur l’autel, deux statuettes : Saint Antoine de Padoue, Saint vénéré par Hana et
celle du Petit Jésus de Prague.
« Le nom de l’église de Notre Dame de la Victoire évoque la miraculeuse intervention de la Vierge aux côtés des armées catholiques à la bataille de La Montagne Blanche (8 novembre 1620), qui conclut les hostilités ouvertes par la défenestration d’envoyés catholiques auprès de La Cour protestante au château
de Prague le 23 mai 1618. L’église avait initialement été construite comme temple luthérien. Elle fut restructurée et dotée d’une façade baroque par un architecte italien et confiée en 1624 à l’ordre des Carmes, fondé un siècle plus tôt en Espagne par Thérèse d’Avila et Jean de la Croix.
C’est de la filière espagnole que vient la statue de l’Enfant Jésus.
Elle fut donnée en cadeau par Isabella Manique de Lara y Mendoza à sa fille Maria lorsqu’elle épousa en 1555 le prince Tchèque Vratislav de Pernštejn. Le roi Rodolphe II de Bohême avait épousé la sœur de Philippe II d’Espagne sept ans auparavant. Il y avait un clan espagnol à Prague, consolidé par des alliances matrimoniales. C’est cela qui explique l’extraordinaire floraison baroque à Prague.
Le Petit Jésus de Prague dispose d’une soixantaine de parures, dont la plus ancienne remonte à 1700. D’innombrables répliques ornent des églises dans le monde et font l’objet de vénération ».
Plusieurs sites Internet sont dédiés au Petit Jésus de Prague. Ainsi celui qui a publié l’article ci-dessus. En tête de l’un de ces sites, cette reproduction, qui serrait la photo de La statuette de Prague.
Et si ces « hasards » n’étaient que la demande du « Petit Jésus de Prague », plusieurs fois répétée, de reprendre les bonnes habitudes perdues et de Lui faire à nouveau confiance, comme c’était le cas de nos anciens qui Lui confiaient leurs soucis et leurs demandes ?
Yves PRIGENT

Le site Internet

 

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