Les ROIS 2017

…avec les nouveaux « JEUNES-ANCIENS » !

Ce Dimanche 5 Février, comme chaque année, l’Association a fêté « Les ROIS » à La Navarre !

La météo, maussade, nous faisait un peu grise mine mais sans aucune influence sur le moral des troupes. Nous nous sommes tous retrouvés, vers 10 H 30, dans la cour de l’ISJ : retrouvailles, embrassades, papotages, avant d’entrer dans la chapelle pour l’office, lequel fut célébré par le Père PELERIN, sous la baguette de Louis pour les chants. Nous étions une bonne soixantaine à avoir répondu présents et l’ambiance, elle, était au beau fixe.
L’office étant terminé, une surprise pour tous ceux qui n’étaient pas dans le secret, la présence de deux nouveaux membres inscrits depuis peu à l’Association. Je devrais dire d’ailleurs : Un Nouveau et Une Nouvelle ! Et qui plus est, les plus jeunes « Anciens » puisqu’il s’agit de deux élèves de la classe de 3èmes qui ont quitté La Navarre aux dernières Palmes, l’an dernier. Nous voilà donc pour la première fois, et avec l’adhésion d’élèves juste après la fin de leur cursus navarrais, et avec la première adhésion féminine, puisque l’ISJ est maintenant mixte !
Le temps que l’apéritif se mette en place, temps consacré naturellement à la reprise des papotages interrompus, et les portes s’ouvraient aux convives de la fête. Les tables en « U », un petit flottement pendant que chaque groupe marque ses places et retour autour des buffets de l’apéritif : divers, colorés, gouleyants, tentants, accompagnés des vins et pétillants de La Cave. Moments de détente où chacun va et vient, plaçant un mot par-ci par-là, petits groupes qui se font et se défont, prélude à une après-midi festive.
Le début des agapes fut précédé, on pourrait dire d’une mise en bouche, par notre ami, Robert MILLET, ancien Résistant et Président actuel du MUR, deuxième Ancêtre par l’âge de notre Association. Il tint à honorer son ami, Claude FABRE, premier « Ancêtre », également ancien Résistant, et féru d’Histoire, en lui offrant le très beau livre numéroté sur « La Résistance dans le Var ». C’était aussi rappeler que des élèves de La Navarre de cette époque ont aussi pris le chemin de la Résistance.
Que dire du repas et de ses mets, sinon que tout fut comme d’habitude, cadre agréable et accueillant, tables préparées dans les règles de l’art, et quant au menu, où trônait une superbe choucroute, le silence relatif des convives en action parlait en sa faveur. Le nombre de décibels commença à monter après le dessert, indiquant ainsi la satisfaction gustative de convives repus.
Soudain une queue se forme devant une table où officie Louis, Grand Argentier. Robert, encore plongé dans ses souvenirs, murmure : « On dirait une file devant une boulangerie en 1942 ! ». Il s’agit simplement de se munir de cartons numérotés, pour dans un instant se livrer aux délices et passions du Jeu, autrement dit au Loto des Anciens.
Encore quelques instants, mise en place du Boulier fatidique, des lots, concentration des deux « croupiers » volontaires, cliquetis des boules dans la sphère qui les tient prisonnières, clic de la première boule qui sort, et d’une voix de stentor : « Numéro 12 ! »

Le « Casino Navarrais » vient d’ouvrir la partie !

Et maintenant l’atmosphère va changer subtilement. Il ne s’agit plus d’échanger quelques mots en gratifiant distraitement d’un peu de moutarde, son morceau de saucisse de Strasbourg, ou de s’escrimer avec componction à désentortiller les filaments de choucroute qui se sont mis en boule on ne sait comment. Non, l’heure est grave, les attentions sont tendues, parfois troublées par un : « Combien t’as dit ? ». Au fur et à mesure de l’alignement des petits marqueurs bleus, la tension monte, on entend râler : « Il va le sortir, ce 4 ? », la voisine qui soupire : « M’en manque plus qu’un…plus qu’un… ! » et l’autre qui trouble son vis-à-vis : « C’est quoi… qu’il a annoncé ? ».
Un cri, un bras levé s’agite frénétiquement, « Quine ‼ » Détente et désespoir de la foule ! On passe à 2 quines, la situation devient sérieuse. Il ne s’agir plus de plaisanter mais d’être accroché à ses cartons, évaluant ses chances « il m’en reste deux sur un, plus trois sur l’autre et le quatrième est plein sauf un …ouais ! c’est bon ! allez, chef un bon mouvement …le 88 ! » …. « Quine » entend-on ! Désespoir ! Bon « Encore le carton plein, y a de l’espoir ! »
Au troisième tour il y en a un qui râle tout le temps : « C’est toujours ce coin-là qui gagne ! Ouais ! Va falloir voir ça de près ! » et de fait la chance a l’air de favoriser un groupe écarté des autres en plus ! Allez-savoir ! Ah ! Le quine suivant tombe bien, sur nos « Jeunes Nouveaux Anciens » ! Ça c’est au poil ! On continue. En plus il y a une espèce de loto qui consiste à donner des lots sur sortie d’un bout de papier informe, avec des chiffres romains (allez savoir pourquoi ?). Tiens la voisine vient de sortir ! Une grande boîte plate, cerclée de ruban ? On défait les rubans, enlève le papier blanc (ça ne respire pas le grand lot !) on soulève le couvercle …horreur ! c’est un plateau de boulier ! erreur de distribution ! Un énergumène hurle : « Elle a gagné le Gros lot, elle a toutes les boules, tous les numéros ! » Tu parles Charles ! on lui donne le vrai paquet, … une icône ! Elle a plus qu’à se faire nonne !

Ainsi va la vie au loto ! La journée se termine par la distribution de la galette des Rois et du coquin de cidre qui va avec. Le calme revient ! On a passé une journée top. Les jeunes ont été favorisés, c’est super, tout le monde s’est amusé…y compris « l’énergumène » de service ! On se sépare heureux ! A Bientôt…à l’A.G. !

Le plumitif de service

Le carrousel des Photos dans : « Galerie photos« 

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