Sagrada Familia – Acte III (G)

Le Parc GÜELL

Hansel_et_Gretel
Hansel_et_Gretel

Ce parc est dû aux rêves d’Euséi Güell, industriel catalan, qui voulait construire une cité jardin. L’idée ne fut que partiellement réalisée, faute de suffisamment d’acheteurs. Cependant l’architecte Gaudi, qui avait été approché par Monsieur Güell pour réaliser le projet, acheta une des parcelles qui étaient destinées à le réaliser.
Pour visiter le parc, il faut le mériter. La montée depuis le métro est pentue et longue.
L’entrée du Parc est gratuite, sauf la partie comprenant la terrasse du serpent, le dragon en mosaïque et les deux maisons style « pain d’épice  du conte d’Hansel».
Si vous deviez avoir une longue attente après votre achat des tickets pour visiter l’ensemble cité ci-dessus, vous pouvez parcourir, gratuitement, le reste du parc et visiter la maison bâtie par Gaudi, et dans laquelle il vécut 20 ans avant de s’établir dans l’atelier de la Sagrada Familia . Cette bâtisse, devenue musée, est reconnaissable à la cheminée recouverte de fragments de céramique.
Dans le parc, vous marcherez sur et sous un chemin bâti en béton, et habillé de pierres couleur terre. Les visiteurs s’y abritent du soleil et des musiciens jouent des airs de jazz, et, en vous reposant, vous vous laisserez charmer par leur musique.
Dans l’enchevêtrement des allées et des sentiers, vous rencontrerez des vendeurs à la sauvette, qui vous proposeront des lunettes de soleil, des pendentifs, des magnets, qui sont cousus sur des pièces de tissus ou des parapluies. Les vendeurs peuvent ainsi replier très vite leur « étalage » à l’approche des gardes du parc, et courir se réfugier dans les fourrés, puis reprendre leur commerce immédiatement après le passage des surveillants. Vu par le visiteur, le jeu est amusant.
Lorsqu’enfin vous pourrez pénétrer sur la terrasse, vous marcherez le long de la queue du grand serpent, décoré  de figures abstraites composées de petits morceaux de faïence colorée. Cette technique est nommée « Trencadis », du verbe catalan « trencar : casser ». La queue du serpent est un immense canapé en béton, confortable, adapté au corps d’un humain assis. Tout au long de ce mur ondulant, un système d’évacuation de l’eau de pluie est habilement dissimulé dans l’ouvrage. L’eau est conduite dans un système de récupération, lui aussi incorporé aux colonnes qui supportent la terrasse. Le plafond de la salle « ouverte » sous la terrasse est décoré de représentations d’animaux marins stylisés.
La salle débouche sur un escalier ou siège un énorme dragon, habillé d’écailles de céramique. Plus bas une tête de Python sort de l’escalier. Est-ce sa queue sur la terrasse ? et les créneaux du mur bordant l’escalier sont’ils ses anneaux ? Ce sont les emblèmes du parc.
L’entrée du jardin est protégée par deux maisons qui semblent construites en pain d’épice. Leur intérieur est aussi ondulant que les objets construits à l’extérieur. Elles furent habitées par des employés du parc, qui, à notre avis, ont dû d’avoir des soucis d’adaptation : les escaliers sont étroits, et les murs des pièces des appartements, ondulés.

Ensuite, c’est le retour à la réalité, la longue descente vers le métro…

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